Réunion animée par Louis-Patrice BUGEAT, responsable de la commission diocésaine de musique sacrée http://catholique-toulouse.cef.fr/site/021.html
Introduction: Quel est le rôle de l'animateur?
Différents acteurs sont présents dans la célébration: le célébrant, l'organiste, les lecteurs, l'animateur, ... mais l'acteur principal est l'assemblée.
Elle est là pour célébrer la gloire de Dieu et le salut du monde.
L'animateur lui est là pour permettre à cette assemblée d'exprimer sa prière liturgique. Pour cela, nous allons partir de trois mots clefs: CHOISIR, PREPARER et ANIMER
1 CHOISIR
Il va falloir se poser la question du choix des chants possibles dans le foisonnement des propositions. (il y a depuis les années 70', plus de 3000 chants qui ont été publiés). Le choix doit se faire en fonction des événements et des thèmes à mettre en avant. Il faut toutefois faire attention à ne pas se mettre en avant ni à choisir les chants en fonction uniquement de ses goûts personnels ou des chants que l'on connaît déjà (c'est aussi pour cela qu'il y a une étape "préparer").
On peut utiliser les propositions faites dans différentes revues spécialisées. Il vaut mieux ne pas se contenter d'un seul titre pour trouver ces propositions. C'est une aide et pas une solution car aucune de ces revues ne connaît l'assemblée qui sera présente à la célébration. Seuls les animateurs de la communauté sont capables de dire à peu près comment se compose leur assemblée.
Il est bon aussi de ne pas choisir seul mais d'en discuter avec les autres animateurs ou organistes pour bénéficier des conseils et connaissances de chacun.
Le chant peut faire parti du rite (Sanctus) ou alors accompagner le rite ( ex: Agneau de Dieu)
Des questions sont à se poser dans les cinq domaines suivants:
- la perception globale (émotion, intériorité, méditation, participation de l'assemblée possible ou non...)
- le texte (plan théologique, catéchétique et ecclésial et sa qualité littéraire)
- la musique
- la correspondance entre le texte et la musique (prosodie)
- son fonctionnement et son utilisation
et selon 6 critères: la forme, le langage, le contenu, la fonction, l'utilisation liturgique et les besoins de l'assemblée.
2 PREPARER
Tout ce qui peut permettre de diminuer le stress est bon. La voix est plus stable et l'assemblée ressent l'état de stress ou non de l'animateur. La confiance en soi se communique. Il doit maîtriser le chant (voir même le savoir par coeur). On prendra les partitions avec soi lors de la célébration mais on n'est pas sensé la regarder, c'est juste pour se rassurer en cas de "blancs".
3 ANIMER
Tout ce qui est visible est important: gestes, corps, regard et tout ce qui est audible (voix, respiration, silences).
L'animateur n'est pas forcé de chanter, il doit être à l'écoute de ce qui se réalise dans l'assemblée. L'animation doit être au service de l'assemblée et de l'action liturgique tout en la perturbant le moins possible. Par exemple pour l'anamnèse, toujours adressée au Christ, l'animateur ne doit pas attirer le regard sur lui alors que ce qui est important se passe à l'autel. L'assemblée connaît ce chant donc il peut rester à sa place et démarrer en regardant vers l'autel.
Il faut être rigoureux dans ses gestes. Si on veut être soliste par exemple, il ne faut pas regarder l'assemblée et on peut mettre la main sur le pupitre. Cette attitude romp avec celle adoptée pour faire chanter l'assemblée.
Dans la tête de l'animateur, le chant commence avant même de se lever. Il ne doit pas oublier que si lui a prit sa respiration, maîtrise le texte du chant ainsi que son rythme, l'assemblée a besoin elle aussi de prendre de l'air pour démarrer et entrer dans le chant.
On a déjà parlé de l'importance du regard. Pour que chacun se sente conserné, il faut que l'animateur regarde l'assemblée dans ses deux tiers et balayer le regard.
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PAROISSE DE RAMONVILLE - ST AGNE