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Célébrer et Prier (CeP)

Dimanche 25 juin 2006

     Comme je vous l'avais dit, je vous mets les sommaires des numéros de Célébrer et Prier que j'ai à l'appartement.

Septembre 2005 numéro 47:

Pour réfléchir:

10 commandements de l'animateur de célébration

la communion au malade et notre vie eucharistique

...de l'écoute

Pour une mise en pratique

aide pour les concerts dans les églises

 

Novembre 2005 numéro 48:

Pour réfléchir:

les équipes liturgiques: comment faire et pour quoi faire?

le calendrier liturgique

l'église: lieu de l'assemblée

Marie et le service Fleurir en liturgie

Pour une mise en pratique:

Le choeur diocésain: ses objectifs, ses projets, ses souhaits.

 

Février 2006 numéro 49:

Pour réfléchir:

les cendres nous ouvrent au carême

le Notre-Père dans la liturgie eucharistique

l'espace de l'assemblée

Pour une mise en pratique:

Le chant d'entrée

 

juin 2006 numéro 50:

Pour réfléchir:

la liturgie: premier lieu de la proposition de la foi

le nouveau rituel du mariage

le choeur de l'église: sanctuaire et espace de gloire

Pour une mise en pratique:

mise en oeuvre de la Parole de Dieu

 

     Voilà, n'hésitez pas à me demander ces articles. J'explique comment faire pour mettre un commentaire: vous cliquez sur ajouter un commentaire en bas de l'article. Une fois que vous l'avez rédigé, il faut d'abord que vous recopiez un code fait de trois caractères (chiffres et lettres majuscules) dans le cadre à droite du code à recopier. Enfin, vous pouvez mettre en ligne le commentaire. J'espère avoir répondu à la question de Véro!

 

Par Louise
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Jeudi 29 juin 2006

     Bon, alors en attendant d'avoir des photos du concert de Pouvourville d'hier soir, je vous mets un article du CeP sur les concerts dans les églises:

 

     Au mois de juin 1999, les Evêques de France - par l'intermédiaire de la Commission Episcopale de Liturgie - ont émis des recommandations relatives à l'utilisation des églises pour la réalisation de manifestations culturelles en général et plus particulièrement des concerts. Notre Evêque - Monseigneur MARCUS - a repris cette décision dans Foi et Vie et a demandé de l'appliquer.

 

     Cette lettre comprend différents points: le pourquoi du texte, à qui le texte s'adresse, la description des principes qui guident l'église, les conséquences qui découlent de ces principes et après des indications précises sur le contenu à mettre en oeuvre pour traduire ces principes dans les faits conclue en soulignant l'enjeu pastoral de la réponse à une demande dans ce domaine.

 

     Les demandes d'utilisation d'une église sont très diverses et les situations de chaque curé - affectataire du lieu et seul décisionnaire - très variées. Les quelques lignes ci-dessous témoignent de ce qui a été mis en place sur un secteur paroissial moins pour l'exemple que pour poser la question:

 

"Et vous, où en êtes-vous?"

 

     Le secteur paroissial regroupe 8 clochers et un peu plus de 12000 âmes. Plusieurs de ces églises ont des capacités et/ou des acoustiques qui intéressent les chorales et organisateurs de concerts. Pour faire face aux nombreuses demandes et pour avancer dans la prise en compte de la recommandation de notre Evêque, le curé du secteur a mis en place un fonctionnement en trois temps.

 

  1. Dans un premier temps: rassembler les éléments qui sont nécessaires pour permettre de prendre une décision en connaissance de cause.
  2. Dans un second temps - si l'accord pour la réalisation d'un concert dans une église a été donné - mettre en place le contract entre l'affectataire et l'organisateur.
  3. Enfin, réaliser le suivi de la manifestation

 

     Les deux premiers temps ont été confiés à une association locale - dont la raison d'être est la promotion de l'orgue sur le secteur. Le curé, comme tous les maires des communes du secteur à qui il a été demandé de faire de même, adresse toute demande de concert dans une église du secteur à l'association qui prend en charge l'établissement d'un dossier.

 

     Pendant cette première phase, le dossier est établi par l'association avec l'organisateur du concert et comprend tous les éléments nécessaires à la prise de décision. Je souligne en particulier - outre les renseignements classiques pour tout concert: les dates, lieu,nombre d'intervenants, programme, conditions d'exécution, modifications éventuelles de l'église - certains points importants pour la prise de décision: les motivations pour l'utilisation de l'église, la traduction des textes des chants non français, l'utilisation des sommes éventuelles recueillies et l'attestation d'assurance.

 

     L'ensemble de ces éléments est regroupé dans un dossier qui est complété par un avis établi avec une grille d'analyse réalisée à partir de la lettre des évêques. Ce dossier est remis au curé qui prend la décision d'accorder ou non l'autorisation de réaliser le concert. A noter que cette autorisation n'est jamais permanente. Elle concerne le concert pour lequel le dossier a été établi.

 

     Si la décision est positive, alors le projet de contrat est établi par l'Association qui ensuite, soit se retire complétement, soit assure un suivi de la réalisation du concert.

 

     Les recommandations ne sont pas inutiles. Après quelques mois de fonctionnement, déjà les anecdotes foisonnent. Citons en deux: lors d'une répétition d'un groupe de chant, un membre de l'association, qui devait suivre une répétition, a failli appeler les pompiers lorsqu'il est arrivé dans l'église, pensant qu'il y avait le feu. En fait il ne s'agissait que de fumée d'ambiance vite dissipée - mais personne n'avait précisé que ce jeu de scène serait utilisé pendant le concert. Autre anecdote, pendant une pause lors d'une autre répétition, les livreurs de pizza rentraient et sortaient de l'église où des chanteurs s'étaient rassemblés en petits groupes pour prendre une collation au milieu de l'église. La compréhension de la recommandation du respect de la sainteté du lieu a dû être précisée...

 

     Comme nous y invite la Commission Episcopale de Liturgie dans la conclusion de sa lettre - une église ne doit pas cesser de signifier la gloire de Dieu et le salut des hommes. A chacun, dans la diversité des lieux et des situations locales de mettre en place ou de développer les réponses à apporter aux demandes d'utilisation de nos églises.

 

     Dans quelques semaines le site internet de la Commission de Musique Liturgique de Toulouse sera ouvert et vous y trouverez toutes les informations relatives aux demandes de concert. En attendant, si vous souhaitez avoir la lettre des évêques, un exemple de contrat, une liste de questions à poser pour rassembler les éléments, vous pouvez vous adresser à la Commission de Musique Liturgique (28, rue de l'Aude - 31400 Toulouse) qui vous les transmettra.

Louis-Patrice BUGEAT

 

 Voici l'article paru en septembre 2005, depuis la commission de Musique Liturgique est ouvert. Son adresse: http://catholique-toulouse.cef.fr/site/021.htm 

bonne lecture

 

Par Louise
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Dimanche 2 juillet 2006

     La Constitution Conciliaire sur la Sainte Liturgie précise dans son chapitre sur la musique la raison et le sens des chants au coeur des célébrations. Comme tout ce qui se fait, s'entend, se montre, se dit, les chants sont aussi partie du "rite", ils sont un élément de l'agir symbolique. L'action rituelle est première dans le sens qui est signifié, bien avant la musique. Cela ne veut pas dire qu'il faut négliger la musique, bien au contraire mais elle doit toujours se situer dans sa relation à l'action liturgique qu'elle constitue ou qu'elle sert.

 

     Premières lignes d'un parcours qui va traverser l'ensemble des chants de la célébration eucharistique, quelques mots sur le chants d'entrée.

    

      Le chant d'entrée intervient dans le premier des cinq moments possibles pour un chant appelé "processionnel" (ouverture, entrée de la croix, entrée du Livre, de l'évangéliaire et procession des offrandes). C'est le premier rite de la messe: "Lorsque le peuple est rassemblé, tandis que le prêtre entre avec les ministres, on commence le chant d'entrée" (PGMR 25*)

 

Ce chant comporte 4 fonctions rituelles (PGRM 25)

  1. ouvrir la célébration
  2. favoriser l'union des fidèles assemblés
  3. introduire leur esprit dans le mystère du temps liturgique ou de la fête
  4. accompagner la procession du prêtre et des ministres

 

Ouvrir la célébration:

     Ouverture de la célébration et ouverture des rites d'ouverture qui se concluront avec la prière du prêtre qui préside. Avec ce chant, on entre dans la célébration. Il est alors important que la transition entre ce que se passait avant et le début de ce chant soit signifiée, par exemple en allumant les lumières et en se mettant debout.

 

Favoriser l'union:

     Avant le chant, chacun a trouvé une place, aperçu et salué telle connaissance ou ami, s'est installé en silence ou en échangeant avec un voisin. Ce moment est un regroupement qui se manifeste par la juxtaposition des personnes dans un même lieu au même moment. Jusqu'au chant d'entrée, chacun a agi individuellement. Pour progresser vers l'union, en gardant la richesse de toutes les individualités et de leurs différences, il s'agit de faire quelque chose en commun. Faire retentir la même voix est signe et action d'unité, même si tous ne chantent pas, l'assemblée qui va célébrer se constitue par l'action de remplir l'espace sonore d'une diversité de timbres simultanés. Il est important de favoriser cette richesse en choisissant un chant connu et que l'assemblée puisse chanter en partie ou en totalité.

 

Introduire l'esprit dans le mystère:

     Le chant unit les voix par la mélodie et les rythmes, mais aussi avec des paroles qui vont permettre d'aider à orienter les esprits. Elles ne peuvent être des paroles qui vont expliquer puisque les textes du jour n'ont pas été entendus, mais elles vont donner une orientation qui va permettre à chacun de se "tourner vers" et de s'y tourner ensemble. Il est important de choisir un chant d'entrée dont les paroles renvoient au sens du mystère célébré de manière compréhensible à quelqu'un qui n'a pas encore lu ou entendu les textes du jour.

 

Accompagner la procession:

     Enfin, le quatrième aspect rituel est "d'accompagner la procession du prêtre et des ministres". C'est cet aspect qui le qualifie comme chant processionnel. La procession elle-même sera réalisée par quelques personnes, le célébrant qui traverse l'assemblée, ou par un grand nombre -catéchumènes, communiants...,elle sera courte ou développée -encensement de l'autel..., mais dans tous les cas la durée du chant d'entrée sera adaptée à l'existence de la procession pour manifester visiblement sa fonction rituelle d'accompagnement. Il est important de choisir un chant qui puisse être prolongé ou arrêtre en fonction de la durée réelle de la procession.

 

Entrée ou ouverture

     Le mot entrée est imprécis. Il peut désigner soit l'action physique de rentrer dans le lieu de culte, soit le début de la célébration. La première fonction rituelle du chant d'entrée qui est d'ouvrir la célébration ne doit pas occulter la fonction d'accompagnement de la procession. Cette procession est constitutive de l'ouverture de la messe avec peuple (PGMR 82). Elle existe toujours, mais elle est parfois embryonnaire. Parmi les différents éléments possibles, cierge des ministres, encens, lectionnaire, le symbole le plus important sera celui de la croix de procession qui donne sens à la procession et au rassemblement. Le silence qui suivra la fin du chant d'entrée amplifiera symboliquement l'invitation à entrer ensemble en célébration.

 

La forme du chant processionnel

     Trois formes principales sont bien adaptées au chant processionnel. La première est la forme litanique, éventuellement combinée avec la forme strophique avec refrain. Elle permet de garder la force d'alternance entre des prières brèves chantées par un ou plusieurs chantres et l'adhésion de toute l'assemblée. La seconde forme est le tropaire qui permet un développement riche de diversités entre un petit choeur, des solistes et l'assemblée. Composée d'une stance chantée par la chorale ou un petit choeur, d'un refrain chanté par l'assemblée et de versets pris par les solistes, cette forme permet d'exposer le mystère de manière plus développée que dans la forme litanique. Enfin, la troisième forme, la plus usitée, est celle du cantique à refrain. Alternance entre la chorale ou des solistes qui chantent les couplets et l'assemblée qui reprend le refrain, la dynamique de ces contrastes sonores assure la compréhension dumouvement de la procession d'entrée.

     Les autres formes, sans être exclues, sont moins bien adaptée car en général plus statiques que processionnelles.

      Enfin, soulignons que nombre de pièces de musique sacrées consiste en des morceaux de chants destinés à être interprété "pour eux-mêmes". Dans les cas où on les utilise à l'entrée d'une célébration, ce sera comme "ouverture musicale" ou comme "musique de fond" pendant une procession festive. C'est une solution intéressante pour tous les cas où l'assemblée ne peut pas participer au chant d'entrée.

 

     Entrée et ouverture, ouvrir - favoriser l'union des fidèles assemblés

 - introduire esprit dans le mystère - accompagner la procession,

les quatre aspects rituels qu'il comporte doivent guider le choix du chant d'entrée.

Texte, musique, forme musicale et mise en oeuvre sont au coeur de l'agir symbolique

rituel de ce premier moment de la messe.

 

L. Patrice BUGEAT

 

*PGRM: présentation générale du Missel Romain

Pour en savoir plus: Les chants de la Messe dans leur enracinement rituel de Joseph Gélineau aux éditions du Cerf

Par Louise
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